Vendredi 14 novembre 5 14 /11 /Nov 13:47

 

Hier une psy disait en cours à de futures infirmières,  ce qu'était la perversité .

Enfin ce qu'etait selon elle la perversité, et les jeunes filles pour la plus part se regardaient et se disaient, mince nous sommes perverses!

En effet cette pseudo psy , arguait que en sexualité tout ce qui n'etait pas le coït etait pervers , elle etait par trop enbrigadé dans la pensée judéochretienne, pourquoi pas dire aussi que tout ce qui est "hors" champs de la procréation est vice? C'etait un peu son discours.

Notre culture  ne transmet pas le langage nécessaire à  l'objet sexualité , mais le déconsidère et l'appauvrit. L'érotisme devient pornographie ; le plaisir, malgré quelques progrès, s'il ne devient pas vice, est confiné dans le domaine du secret, du mensonge et de la dissimulation. 

Cette fonction  sociale qu'est la sexualité, aussi interpersonnelle, pourquoi donc la nier , la denier?

La sexualité a besoin de l'autre, réel ou imaginaire. Le sexe doit s'inscrire dans une conformité culturelle pour coexister avec la Loi et les moeurs. Cette condition est requise pour rencontrer l'autre en sa personne, préambule nécessaire à la rencontre des corps. L'être humain normal ne peut engager son être dans une relation où l'autre ne serait pas authentifié comme une personne. 

 L'acte d'amour  ne peut se gargariser de bavardages  et les mots dans l'acte se perdent,  peut etre parcequ enous n'avons pa sle langage adéquat. Et si nous n'avons pas le smots c'est que nous n'avons pas le sens  puisque le smots induisent le sens et sans mots pas de signifiant .

 L'information, parfois dispensée à l'école, est généralement bien faite mais elle est totalement scientifique, autrement dit abstraite. Cette "éducation" telle que conçue en Occident se veut organiser un langage initiatique sur l'amour et pourvoir d'un sens l'acte sexuel.Elle éclaire  sans doute la reproduction des êtres, la perpétuation de soi-même et de l'espèce, questions fondamentales de l'enfance. Elle ne répond qu'à moitié au pourquoi de la contraception, dont la réponse est le désir, même si elle en décrit les méthodes. 


A la différence de l'Orient, le contenu émotif a bien du mal, chez nous, à aller à la rencontre de l'érotisme. La vision scientifique, substituée aux ars erotica du monde oriental, laisse entière la béance "langagière" sur le lieu de l'émoi amoureux et de la communication érotique entre les partenaires. Cette béance était, il y a peu, commodément assaisonnée d'un point de vue hygiéniste dont les mises en garde, d'une manière ou d'une autre, subtilement, réintroduisent Le Mal.
En conflit avec cette culpabilité, il reste évidemment, aux jeunes, le droit (récent et contesté) d'approcher et d'expérimenter directement la sexualité. Cette liberté reconnue, reconnaît la lacune culturelle dont nous parlions. Elle favorise l'initiation réciproque qui contient cependant cet inconvénient d'être parfaitement aléatoire. On en perçoit les difficultés, et les risques partagés, qui seront à la mesure de la structuration psycholinguistique des personnalités en présence. Selon les cas, selon l'âge des partenaires, elle sera trop souvent lacunaire, pauvre en mots ou en expérience transmise. La véritable initiation suivra, plus tard, plus ou moins bien. A l'opposé, trop raffinée cette initiation peut laisser s'installer une emprise dont l'initié risque de faire longtemps les frais. 

 

De l'humour raffiné à la grivoiserie, la plaisanterie et le rire, sont peut-être, pour les ados, le principal "canal" d'information vivante. A l'exception de ceux "qui ne veulent pas comprendre", elle atteindra la plupart des teenagers. Associée à d'utiles expériences liminales, la plaisanterie est surtout un précieux mode de communication des ados entre eux, acquisition indispensable qui donc ne manque pas d'intérêt. 

Il n'existe pas de pervertion dan le sens ou la norme bien souvent religieuse est  un conservatisme retrograde de pensées archaiques et dénuées de sens dans un mond en perpetuel devenir.

La sexualité n'a plus souvent en terme de frequence à voir avec la procréation et le plaisir et le desir sont maintenant partie prenante de l'epanouissement personnel .

Il manque encore en nos contrées une forme d'apprentissage du langage amoureux , du désir et du plaisir ........il nous faut lever le voile de pudeur du verbe amoureux.



Par donatien
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