Lundi 21 avril
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11:09
le quai vide , l'âme marrie, la gare vide, lugubre si l'on y prenait garde , l'esprit morne, atone...., chagrin ........
où suis je? en quel désert ? je suis défait .........j'ai suivi le train jusqu'à ne plus le pouvoir, une fin de quai, un mur, un
muret......................
une femme à la fenetre pleure, elle sourit, elle pleure, elle pleure , elle sourit................des gens .....ses voisins regardent sourient parfois, souvent.............comprennent, saisissent
avec empathie l'air du temps..............
Je me retourne enfin......au bout du bout du quai.......les accompagnants ont déjà regagné leur penattes , je reste quasiment seul, seul en fait car le reste du monde n'est plus..........j'ai la
tête et le coeur dans ce train, j'ai les tripes à l'air , elles me brulent, elles se dechiquettent , elles pendent, elles pleurent........je rentre robot desarticulé par un choc émotionnel,
je rentre mais ne vis plus, je survis , peut etre..............
je monte en voiture, mon telephone , sonne, ELLE.............Elle.............
Elle ne sait plus parler, elle pleure, ele rit, elle me sourit je le sais, je le sens, mais les pleurs incontrolables prennent le dessus................elle raconte entre deux sanglots........tu me
manques ................ le déjà serait de trop.............l'enfant à coté à demander à sa maman, pourquoi elle pleure la "dame" , pourquoi il court le "monsieur", parcequ'ils voudraient rester
ensemble...................... le voudrait on, le pourrait on ?..........on ne l'evoque pas, on y pense en silence, en souffrances....................
On ne parle plus , le simple fait de s'entendre respirer ensemble de concert, nous suffirait presque, partager encore..............perdurer les moments....................
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